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TERRE ANCESTRALE DE PIERRE BLANCHET ET DE MARIE-ANNE FOURNIER
PIERRE BLANCHET ET MARIE FOURNIER
TERRE ANCESTRALE ET TERRES SACRÉES
Saint-Pierre de Montmagny – Rivière-du-Sud
La terre ancestrale de Pierre Blanchet et de Marie Fournier est identifiée dans notre recherche de titres en date du 19 août 2008, adressée au conseil d’administration et aux membres de l’Association des familles Blanchet et Blanchette d’Amérique par Me Daniel G. Blanchette, avocat.
La conclusion de ce rapport de titres et des recherches supplémentaires effectuées par l’auteur du rapport indique - Que les terres concernées sont bien celles de l’ancêtre Pierre Blanchet et de Marie Fournier, et - que la substitution établie par Joseph Blanchet et son épouse Mary Coulombe devant Me Georges Wilfrid Pion, notaire à Montmagny, le 18 juin 1914 et enregistré sous le No 25 863 en faveur des enfants et petits-enfants de leur fils Ernest Blanchet est expirée.
Cette terre est présentement la propriété de Marcel Blanchet et porte comme adresse civique 1130 du rang Nord, à Montmagny, QC[1].
Marcel Blanchet est un patriarche. Il voue à sa terre un culte sacré et seul lui sait faire valoir plus que tout autre les réminiscences historiques qui sont là comme partie de sa vie et de son quotidien. Ce qui m’incite à le croire, c’est que Marcel a ce culte de l'imaginaire et encore dernièrement il a su montrer à des gens que je connais, tout ou une grande partie des réalités antérieures que le site permet de visualiser et d’imaginer, comme si le tout était encore là.
Sur les traces de
son ancêtre Pierre, Marcel a généreusement permis en 1996, que soit érigé par
son Association de famille une Croix qui symbolise la foi profonde et les
sacrifices immenses que se sont imposés au fil du temps ceux qui l’ont
précédé. Il faut ajouter à l’honneur de Marcel le généraux geste additionnel
qu’il a fait au début de ce 300e que nous vivons présentent, en
promettant à Monseigneur l’archevêque Bertrand Blanchet le président de
l’Association, de consentir une servitude avec droit de passage pour
l’emplacement de la Croix,
Il y un intérêt archéologique certain et d’importance qui excède les droits et intérêts de la famille Blanchet(te) concernant cette partie de la terre ancestrale qu’on peut qualifier de « SACRÉE » et dans laquelle ont été inhumées les dépouilles d’ancêtres de nombreuses familles souches du Québec. On peut dire que cette partie de la terre ancestrale qui fut donné à l’Église par nos ancêtres Pierre Blanchet et Marie Fournier est toujours « SACRÉE » et le demeurera.
Y ferons-nous établir une servitude archéologique pour la protéger, ou la faire déclarer « Bien Historique et culturel » en vertu de la Loi sur les biens culturels du Québec?
Il faut aussi savoir et reconnaître que dans tous les terrains d’anciens cimetières, tous travaux, qu’ils soient agricoles ou de services publics ou lors de toute autre excavations, donnent lieu à l’émergence de nombre d’ossements, cranes copris, et autres objets appartenant à nos valeurs, à notre appartenance, à nos croyances et espoirs et à notre tradition en matière de culte funéraire.
C’est à force d’insister auprès de diverses instances, dont la paroisse, la chancellerie, les archives du Québec et celles de Montmagny, et la municipalité de Saint-Pierre, que nous avons enfin pu identifier, par l’entremise des services des Archives du Québec[2], que 740 dépouilles de diverses familles souches du Québec y ont été inhumées et y demeurent malgré ce que officiellement on devrait croire avec sérénité.
C’est chez-nous,
dans cette partie de la terre ancestrale qui peut être qualifiée de « TERRE
SACRÉE », dans l'ancien cimetière de la paroisse Saint-Pierre de Montmagny que
ces 740 dépouilles ont été inhumées[3]. Il est utile de rappeler qu’il est bien ancré dans nos traditions de familles, dans nos valeurs profondes, des principes qui nous ont menée là où nous sommes, avec une terre sacrée, des évêques et archevêques, des patriotes, des prêtres, religieux et religieuses dans toutes nos familles, avec un cimetière bien à nous. On n’a pas le choix que de faire valoir tout cela, notre plus bel héritage, et surtout, prendre les moyens pour avoir un réel lieu physique qui nous appartient, un port d’attache, un lieu de repos, de réflexion, de remise en cause, une vallée dans laquelle le soldat ayant parcouru le monde, dans la mouvance, dans l’errance des opportunités matérielles, peut enfin un jour revenir!
C’est un véritable cadeau que nos ancêtres Pierre Blanchet et Marie Fournier nous ont laissé, en plus d’un exemple incomparable de responsabilité, de détermination et de vaillance envers leur famille, envers leurs croyances et leurs protecteurs religieux.
Nous avons la vie, l’intelligence, la compréhension et nous pouvons avoir la volonté de préserver ce bien qui n’attend que nous.
Avec un peu d’imagination, et de détermination, de volonté, et ce n’est pas une question urgente, mais une occasion unique que nous devons reconnaître et que nous pouvons préparer en posant des gestes appropriés. Nous pouvons le faire à l’occasion du TRICENTENAIRE que nous allons passer, de maintenant à la fin de 2013.
Le temps passe et ne nous attend pas, alors aussi bien le prendre et en faire quelque chose qui marquera l’histoire de nos familles, de nos enfants. Nous avons donc une terre qui nous attend, nous avons là aussi une partie sacrée, et toutes les deux ont besoin d’une attention distincte.
Les plans et
descriptions de « TERRE SACRÉE » de la terre ancestrale sont colligés aux
documents suivants:
1)
Saint-Pierre de
Montmagny – Rivière-du-Sud : CECI CONSTITUE PROBABLEMENT LE VÉRITABLE DOCUMENT
DE RÉFÉRENCE,
2)
Saint-Pierre de
Montmagny – Rivière-du-Sud :
3)
Saint-Pierre de
Montmagny – Rivière-du-Sud :
4)
Saint-Pierre de
Montmagny – Rivière-du-Sud :
5)
Saint-Pierre de
Montmagny
6)
Saint-Thomas de
Montmagny – Pointe-à-la-Caille:
7)
SAINT-PIERRE
(Montmagny), Terrain de l’église (1784-8)
8)
SAINT-PIERRE
(Montmagny), Église
Compte tenu de tous ces faits touchant la terre ancestrale et sa partie sacrée :
L’occasion
serait-elle bonne de réfléchir avec Marcel et peut-être obtenir une
considération tout à fait exceptionnelle nous donnant la possibilité de mettre à
l’épreuve nos capacités collectives et notre créativité et envisager d’obtenir
de Marcel les droits suivants : 1) Une servitude archéologique à perpétuité sur toute la superficie des terrains donnés à l’Église en 1709 et 1713 de façon à les faire déclarer un jour « arrondissement historique et naturel » en vertu de la Loi sur les biens culturels (L.R.Q., chapitre B-4);
2) Une option
d’achat de la terre ancestrale
3) Un droit de
préemption perpétuel en faveur de l’Association sur lot 33
4) Le tout aux
frais de l’Association, et en contrepartie de l’octroie de
5) Le tout devant
être consentie chez le notaire choisi par Marcel et
db 22-02-2009
[1] La ferme de 1914 comporte encore aujourd’hui les mêmes composantes : 8.1) Le lot 33, cadastre de la Paroisse St-Pierre de Montmagny, avec bâtisses, circonstances et dépendances
8.2) Une terre à bois, sur la troisième concession.1/2 arpent de
front sur la profondeur de la 8.3) Une terre à bois, P. 327 cadastre Paroisse St-Pierre de Montmagny, 1 arpent de front sur la profondeur de la concession;
8.4) Le roulant de la ferme comprenant les animaux, les machineries
aratoires et les denrées
[2] Marie-Ève Poulin, Archiviste de référence, Division de la Diffusion, Direction du Centre d'archives de Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Pavillon Louis-Jacques-Casault, Cité universitaire, Case Postale 10450, Sainte-Foy (Québec), G1V 4N1, http://www.banq.qc.ca [3] « 740 sépultures allant du 17 janvier 1728 au 30 novembre 1784. Nous croyons donc que la recherche est assez complète. Puisque la mission a desservi ce lieu à partir d’août 1727 seulement nous ne croyons pas pouvoir trouver d’enregistrements pour la période 1713 à août 1727. Par ailleurs, il semble y avoir effectivement une perte de données entre août 1728 et mai 1740 », nous dit Madame Marie-Ève Poulin dans son message courriel du 19 février 2009. [4] Le document apparaissant comme le plus important étant un plan d’arpentage et description technique de l’arpenteur Jérémiah McCarthy en date du 27 mai 1784, et déclarant ce qui suit : Terrains de l’Église :
A) un terrain d’une superficie de « four Arpents and sixty Perches » (Partie ll du plan d'arpentage et description technique de l'arpenteur géomètre Jeremiah McCarthy S.S. daté du "27th may 1784", produit comme expertise à la Cour des Plaidoyers communs du district de Québec, dans la cause No 3403, de Augustin Blanchet et son épouse, contre le curé, les marguillers de la Paroisse Saint-Pierre de Montmagny (Bibliothèque et Archives nationales du Québec, cote TL15, cause 3403).
Et
B) Un second terrain situé du côté est du premier, voisin mais non
contigüe d’une superficie de « two Arpents and twenty one perches » (Partie
l du dit plan d'arpentage et description technique de l'arpenteur
géomètre Jeremiah McCarthy). Voir aussi aux Archives du Québec l’acte de donation passé devant Abel Michon nre, le 7 février 1713, par Marianne Fournier veuve de feu Pierre Blanchet et son fils Guillaume Blanchet à la Fabrique Saint-Pierre de Montmagny
Il faut connaître : « Un autre acte frappé devant le même notaire le 24 novembre (sic) 1716, qui approuve la « donation faite à la fabrique de St Pierre par le testament de Pierre Blanchet d’un terrain contenant six arpents en superficie pour la bâtisse de l’Église, presbytère, cimetière et autres commodités du curé, moyennant la réserve d’un chemin et la jouissance d’un banc « ci-devant accordé à la défunte Marie-Anne Fournier à perpétuité par la dite fabrique ... »
Terrains des Blanchet :
Le plan et description technique décrit aussi que le chemin y
apparaissant était identifié depuis toujours par les Blanchet comme
le «King’s Road », ou Chemin du Roi, du côté Ouest venant de la
paroisse Saint-François, et du côté Est allant, vers la paroisse
Saint-Thomas (faut-il croire que ce chemin fut remplacé par la route
actuelle, pour les mêmes raisons que le déménagement des installations
religieuses de la paroisse), le tout conformément
« au procès verbal et plan figuratif dressé par M. Jérémiah
Mc Carthy, arpenteur « donné par leurs ancêtres sans aucunes réserves. » (Voir le plan et description d’arpentage précité et aussi le jugement du 27 novembre 1784 dans la cause No 3403 de la Cour des Plaidoyers communs du district de Québec de Augustin Blanchet et de Angeline Gilbert c. Les Sirs Curé et les marguillers de la fabrique de Rivière Du Sud et Michel Blais, syndic).
Il m’apparaît que ce serait ce même Michel Blais qui fut élu syndic pour la construction de la seconde église de Saint-Pierre sur les terrains précités, le 5 juillet 1750*, et qui aussi aurait encore une fois retenus et plus tard de l’autre côté de la dite rivière, le 27 août 1783, agissant une seconde fois comme « syndic en charge pour Ledification de la nouvelle Église de la dte paroisse Saint-Pierre ** encore ) qui a été l’une des parties à ces procès chassé-croisé longs et coûteux qui eurent alors lieu entre Augustin Blanchet, son épouse et l’Église, et que Augustin aurait eu ainsi juste raison de croire sur la foi de ce Blais, que les terrains lui seraient revenus après le déménagement des installations de la Fa brique de l’autre côté de la Rivière-de-Sud vers 1770.
« Le 5 juillet 1750, Michel Blais est élu syndic de la deuxième église de Saint-Pierre. … Cette église, construite comme la précédente, s’Élevait du côté nord de la rivière, à peu de distance de la première; ….»
*Voir : 1646 - 1946 3ième Centenaire de Naissance de Pierre Blanchet - Famille Blanchet - Canada et États-Unis, par Paul Étienne Blanchet, Québec, novembre, 1946, page 53
** Voir idem, pages 56, 57)
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Copyright © 2001 Renald Blanchette Dernière modification : 02 juillet 2009 08:24:10 |